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La Cave d’à Côté, le bar à vin de la rue Pleney où l’on trinque à l’ombre de Saint-Nizier

par | 27 mars 2026 | Boire

Qu'est-ce qu'un humoriste vient faire dans une cave à vin de la Presqu'île ?

La question n'a rien d'une devinette. Rue Pleney, entre les Terreaux et l'église Saint-Nizier, il y a un bar à vin dont le capital a fini entre les mains de Laurent Gerra.

Oui, celui des imitations. Et non, je ne vous promets pas de le croiser au comptoir.

Par contre, je vous promets une adresse qui ne ressemble pas aux bars à vin « concept » qui fleurissent un peu partout. Ici, on boit dans une cave. Une vraie, avec ses pierres.

Le Léon, Gerra et le voisin d'à côté

Pour comprendre le nom, il faut lever les yeux vers le haut de la rue. La rue Pleney, c'est aussi celle du Léon de Lyon, l'une des maisons historiques de la ville.

En 2018, Laurent Gerra et le duo des Gastronomistes (Fabien Chalard et Julien Géliot) rachètent le Léon. En août 2022, ils se séparent. Selon Lyon Capitale, l'humoriste reprend alors 100 % du capital de cinq adresses, dont le Léon, la Mamma Osteria et La Cave d'à Côté.

Depuis, les sources récentes ne disent pas si l'organisation a changé. Je m'en tiens donc à ce qui est documenté.

Petite précision géographique au passage : certains guides placent la cave dans le 2e. Elle est bien dans le 1er, au numéro 7.

La Cave d'à Côté, c'est un peu le petit frère d'une grande famille. Moins de pression sur les épaules que l'aîné, et souvent plus drôle en soirée.

Une cave avant d'être un bar

Le décor fait la moitié du travail. Les descriptions parlent d'une salle aux allures de cave rétro, murs en pierre, lumière tamisée, tonneaux et bouchons de liège dans les coins.

Une ancienne présentation évoquait un lieu « voûté comme une cave, patiné comme une vieille vigne ». J'aime bien l'image, elle résume l'ambiance mieux que trois paragraphes.

D'après un guide mis à jour en 2026, le comptoir de devant compte une douzaine de tabourets et la salle du fond seize places. Privateaser, lui, annonce jusqu'à 100 personnes en réservation. Les deux chiffres ne racontent visiblement pas la même configuration, alors pour un groupe, appelez.

Et aux beaux jours, il y a une terrasse, dans la ruelle qui file vers Saint-Nizier.

Une adresse qui a eu plusieurs vies

En fouillant les archives, on tombe sur une autre version du lieu. Une ancienne présentation de My Little Lyon décrivait une cave ouverte dès 7h30 le matin, avec un mâchon à 25 euros servi en fin de semaine.

Le patron de l'époque, un certain Frédéric, y était décrit comme un amoureux du vin, capable de vous faire passer d'un grand bordeaux à la trouvaille d'un petit producteur.

Le format a visiblement changé depuis, puisque les fiches de 2026 n'annoncent plus qu'une ouverture le soir. Si vous rêviez d'un mâchon à l'aube, passez votre chemin.

Le jeudi, la ruelle fait du bruit

C'est le détail qui m'a fait tiquer en épluchant les sources.

La maison organise des « apéros bikers ». Le principe : des Harley, des Moto Guzzi, des Ducati et des Norton se garent dans la ruelle qui mène à l'église, pendant que leurs propriétaires boivent un verre au bar.

D'après My Little Lyon, ces soirées tombent certaines dates au printemps, puis tous les jeudis soirs de juin à août. La page ne précise pas l'année, donc vérifiez avant de venir admirer les chromes.

Concrètement, si vous cherchez le calme, évitez le jeudi d'été. Si vous aimez les belles mécaniques, c'est le soir à cocher.

Dans le verre, dans l'assiette

Côté vin, les descriptions ne s'accordent pas toutes. Certaines fiches parlent de vins de terroir en direct des propriétés, une autre d'une centaine d'étiquettes, voire davantage, de vignerons, plutôt nature. Une ancienne présentation mentionnait aussi des vins du Nouveau Monde et du vrac.

Je retiens l'essentiel : un choix large, français surtout, avec de quoi sortir des sentiers battus.

Côté assiette, on reste sur les classiques du bar à vin lyonnais.

  • des planches de charcuterie, jambons, saucissons et terrines
  • des plateaux de fromages
  • du pain, pour tenir la distance
  • la vente de bouteilles, puisque l'adresse fait aussi cave

Ce que je commanderais

Une planche mixte et une bouteille choisie au comptoir, en demandant ce qui vient d'arriver. Dans une cave qui vend aussi à emporter, c'est souvent là que se cachent les bonnes surprises.

Le revers de la médaille

Les avis reproduits par les annuaires saluent le choix et les conseils. Mais ils signalent aussi des prix jugés élevés, voire « hors marché » pour l'un d'eux.

Et je n'ai trouvé aucune carte tarifée à jour en ligne. Ni prix au verre, ni prix des planches. Tablejourney classe l'adresse dans la tranche haute (€€€), avec une note de 4,4/5.

Mon conseil : demandez les prix avant d'ouvrir une bouteille. Ça évite les sueurs froides au moment de l'addition.

Mode d'emploi

  • Venez en début de soirée si vous voulez une place au comptoir
  • Pour un groupe, appelez, les capacités annoncées varient du simple au sextuple
  • Le jeudi d'été, attendez-vous à du monde et à des moteurs
  • Profitez du quartier : Saint-Nizier et les Terreaux sont à deux pas pour un tour avant de vous attabler

Les infos pratiques

  • Adresse : 7 rue Pleney, Lyon 1er
  • Ouvert du mardi au samedi, à partir de 18h et jusqu'à minuit environ. Les sources annoncent 23h, minuit ou 0h15 selon les jours, appelez avant
  • Téléphone : 04 78 28 31 46 (un autre numéro, le 04 78 08 64 76, circule sur certaines fiches)
  • Accès : métro A, arrêt Cordeliers, ou métro A et C, arrêt Hôtel de Ville – Louis Pradel

Une cave en pierre, une ruelle, un clocher et quelques motos. Il y a des soirs où Lyon n'a pas besoin d'en faire plus.

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