Qu'est-ce qu'on rapporte d'une année en Nouvelle-Zélande ?
Des photos de fjords, un accent bizarre, éventuellement une passion pour le rugby. Robin et Camille, eux, sont revenus avec une formation de barista, une obsession pour le carrot cake et l'idée fixe d'ouvrir un coffee shop à Lyon.
C'était il y a plus de dix ans. Aujourd'hui, Slake compte deux adresses en Presqu'île, une à Annecy, et une file d'attente le dimanche qui en dit long.
Dix ans de Slake, en quatre dates
Avant de parler pancakes, un peu de chronologie. Elle explique pas mal de choses sur ce que vous trouverez dans l'assiette.
2013, le déclic
Pendant leur année néo-zélandaise, Robin et Camille suivent leur première formation de barista. Robin découvre le carrot cake, Camille la culture du brunch.
Ils remarquent surtout un détail qui va structurer toute la suite : là-bas, on arrive à faire gourmand ET compatible avec les régimes végétarien, vegan, sans gluten ou sans lactose.
2015, la première adresse
Retour en France en 2014, ouverture l'année suivante rue de l'Ancienne-Préfecture, aux Jacobins. Le premier Slake.
2017, Diploid
Deuxième adresse rue de la Platière, côté Terreaux, sous le nom Diploid. Elle devient vite l'adresse brunch du duo.
2025 et 2026, l'unification
En 2025, Diploid devient officiellement Slake Terreaux. Et depuis 2026, d'après le site de la maison, Slake torréfie son propre café. Une étape que peu de coffee shops de quartier franchissent.
Slake, c'est un peu le copain revenu de voyage qui, au lieu de vous saouler avec ses photos, vous invite à manger ce qu'il a goûté là-bas.
Jacobins ou Terreaux ?
Les deux adresses partagent la même carte de base et les mêmes horaires. Café et boissons de 8h30 à 18h30, tous les jours. Cuisine jusqu'à 14h30 en semaine, 15h le week-end.
La différence tient surtout au quartier. Jacobins, c'est la Presqu'île commerçante, à deux pas de la place du même nom. Terreaux, c'est le bas des Pentes, plus remuant, plus étudiant.
Côté avis, c'est Jacobins qui concentre le plus de retours : 4,2/5 sur TripAdvisor pour plus de 360 avis, et une note Google autour de 4,4 relevée sur plus de 2 000 avis selon les fiches. Pour Terreaux, je n'ai pas trouvé de chiffres fiables.
La carte, version brunch
Ce qui frappe en lisant le menu, c'est l'attention portée aux régimes. Une bonne partie de la carte est végétarienne, et il existe une version vegan des pancakes.
Voici ce que j'ai relevé sur la carte des Jacobins en octobre 2026.
- Turkish eggs (végétarien) : 10 euros, le classique néo-zélandais par excellence
- Egg & bacon muffin : 14 euros
- Sweet pancakes : 10,50 euros, ou pancakes bacon à 15 euros
- Banana vegan pancakes : 9 euros
- Granola bowl : 8 euros
- Scone : 7,50 euros
- Flatbread veggie : 16 euros
Et pour accompagner, une série d'extras à la carte : bacon, truite, halloumi, hashbrown, patate douce. Le genre de liste qui fait grimper l'addition sans qu'on s'en rende compte.
Petit détail éthique qui me plaît : en 2019, la maison a retiré de la carte son best-seller (le pancake saumon-avocat, avec l'avocado toast) pour des raisons éthiques. Peu de restaurants sacrifient leur plat star.
Et le café, dans tout ça ?
On parle brunch, mais la base reste le café. Et les prix sont plutôt sages pour du café de spécialité en centre-ville.
- espresso : 2 euros
- flat white : 4,50 euros
- latte : 5 euros
- V60 ou Aeropress : 5 euros
- Chemex : 9,50 euros (à partager)
- dirty chaï latte maison : 5,50 euros
Côté sucré, la vitrine aligne carrot cake (forcément), cheesecake, cinnamon roll, brownie et flan vanille, entre 3 et 5 euros.
Mon ordre de bataille
Des Turkish eggs, un flat white, et un carrot cake à emporter pour le goûter.
Pourquoi le carrot cake ? Parce que c'est littéralement le gâteau qui a donné envie à Robin d'ouvrir un coffee shop. Si un dessert doit être réussi ici, c'est celui-là.
Là où ça coince
Le revers du succès, vous le devinez : l'attente.
Les avis reviennent souvent sur les files aux heures de brunch, la difficulté à trouver une place et des commandes qui traînent en période de pointe. Un client parle de 25 minutes pour un toast aux œufs.
D'autres trouvent les portions un peu justes au regard des prix et de l'attente. Le bruit, aussi, quand la salle est pleine. Et le service divise : efficace pour les uns, inégal pour les autres.
Comment s'y prendre
Quelques réflexes, tirés des avis et des horaires.
- Venez en semaine si vous le pouvez. Le week-end, c'est la cohue
- Arrivez tôt : la cuisine ouvre à 8h30, profitez-en
- Gardez un œil sur l'heure : la cuisine s'arrête à 14h30 en semaine
- Regardez les extras avant de commander, l'addition monte vite
Je n'ai pas trouvé d'information claire sur la réservation. Dans le doute, partez du principe que c'est premier arrivé, premier servi.
Les infos pratiques
- Slake Jacobins : 9 rue de l'Ancienne-Préfecture, Lyon 2e. Métro A, arrêt Cordeliers
- Slake Terreaux : 18 rue de la Platière, Lyon 1er. Métro A ou C, arrêt Hôtel de Ville Louis Pradel
- Horaires : tous les jours de 8h30 à 18h30, cuisine jusqu'à 14h30 en semaine et 15h le week-end
- Cartes : disponibles en ligne en français, en anglais et en version enfants
Les prix et horaires ont été relevés en octobre 2026. Ils bougent avec les saisons, comme la carte.
Robin et Camille ont ramené le brunch de l'autre bout du monde. Le minimum, c'est de traverser la Presqu'île pour le goûter.
Article mis à jour en octobre 2026 : prix, horaires et infos pratiques revérifiés.


