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Ănăn, le vietnamien-thaï qui a mis Monplaisir dans sa poche en un mois

par | 19 septembre 2026 | Manger

Soixante-quinze avis. Une moyenne de 4,9 sur 5. Et un restaurant qui n'avait pas encore soufflé sa première bougie mensuelle quand ces chiffres sont tombés.

C'est le palmarès express d'Ănăn, ouvert à la fin de l'été 2026 avenue des Frères-Lumière, dans le 8e. Fin septembre, Lyon City Crunch le classait déjà parmi les nouvelles adresses à tester « d'urgence » en octobre.

Alors, emballement de quartier ou vraie bonne table ? Je vous préviens, cet article ne tranchera pas tout. Il fait le tri entre ce qu'on sait, ce qu'on devine et ce qu'il faudra vérifier sur place.

Ce qu'on sait

Le socle est solide, et il tient en quelques lignes.

Ănăn sert une cuisine vietnamienne et thaïlandaise faite maison. La carte s'articule, d'après lyon.food et City Crunch, autour de quatre familles : street food vietnamienne, plats mijotés, currys thaïs et desserts maison. Avec de vraies options végétariennes, ce qui n'est pas si courant dans le registre.

La maison est ouverte tous les jours, midi et soir, dimanche compris. Dans un quartier où pas mal de tables baissent le rideau le week-end, ce détail compte.

Les premiers avis Google, datés de début septembre 2026, parlent d'un restaurant « qui vient d'ouvrir ». Ils saluent des entrées et des plats bien servis, des saveurs nettes, une décoration soignée, une équipe sympathique et un service rapide.

Un restaurant qui ouvre, c'est un premier roman. Les premiers lecteurs sont souvent des proches, des voisins, des curieux bienveillants. Le vrai verdict tombe au troisième tirage.

Ce qu'on devine

Le nom, d'abord. En vietnamien, « ăn » veut dire « manger ». Doublé, ça sonne comme une invitation de grand-mère : mange, mange. Je n'ai trouvé aucune explication officielle de la maison, mais avouez que l'hypothèse se défend.

Le duo Vietnam-Thaïlande, ensuite. Sur le papier, il peut faire tiquer : combien de « restaurants asiatiques » lyonnais ont dilué deux cuisines pour plaire à tout le monde et n'en servir aucune correctement ? Pas mal, soyons honnêtes.

Sauf qu'ici, la répartition semble pensée. Au Vietnam la street food et les mijotés, à la Thaïlande les currys. Chaque pays garde son terrain, sans le grand mélange façon carte à 140 numéros. C'est plutôt bon signe.

Enfin, le quartier. Monplaisir aligne déjà des institutions sur cette avenue, et une clientèle d'habitués qui ne se laisse pas avoir deux fois. Si les notes tiennent au-delà du premier cercle, ce sera un vrai signal.

Ce qu'il faudra vérifier

Et là, je joue cartes sur table. Aucune des sources que j'ai consultées ne détaille la carte plat par plat, ni les prix, ni l'équipe derrière le projet. Lyon.food classe l'adresse en « deux euros sur quatre », soit un budget moyen, sans plus de précision.

Je ne vais donc pas vous inventer un phở signature ou un curry vert à 14 euros. Voilà plutôt ma grille de lecture pour votre premier passage.

  • la street food vietnamienne : c'est en principe le terrain des rouleaux, des nems, des bánh mì ou des bò bún. Regardez si les herbes fraîches sont généreuses, c'est là qu'on reconnaît une cuisine vietnamienne sérieuse
  • les plats mijotés : la catégorie qui m'intrigue le plus. Un mijoté demande du temps, donc une cuisine organisée. Si la maison en propose tous les jours, c'est une déclaration d'intention
  • les currys thaïs : demandez le niveau d'épices et s'il peut monter. Un curry thaï trop sage, c'est un pull en laine sans laine
  • les desserts maison : cités dans toutes les descriptions. Un restaurant qui met ses desserts en avant dès l'ouverture a généralement quelque chose à montrer

Mon ordre de bataille

Une entrée de street food à partager, un mijoté, un curry, et on compare. C'est le meilleur moyen de voir si les deux cuisines tiennent la route côte à côte, ou si l'une porte l'autre.

Puis un dessert, puisque la maison insiste.

Le bémol, en toute transparence

Il n'est pas dans les avis. Les extraits publiés par lyon.food sont tous à cinq étoiles, et je n'ai trouvé aucune critique négative documentée.

Le bémol, c'est justement ça : 75 avis en un mois, c'est encourageant mais c'est maigre. Les premières semaines d'un restaurant attirent les amis, les voisins, les curieux bien disposés. Ils ne mentent pas, mais ils ne sont pas les juges les plus durs.

Donnez-lui le temps de vivre quelques coups de feu, un service du dimanche soir plein, un cuisinier malade. C'est là qu'on voit le niveau réel d'une maison.

Combien prévoir ?

Aucun prix détaillé n'est publié à ce jour (relevé du 15 octobre 2026). La fourchette « €€ » de lyon.food laisse imaginer un repas entre 15 et 30 euros, mais je n'en mettrais pas ma main au feu. Un coup de fil au restaurant réglera la question.

Mes conseils pour un premier passage

  • Appelez pour réserver le soir : à ce stade de buzz, mieux vaut ne pas tenter le sans-réservation un vendredi
  • Profitez du dimanche : ouvert midi et soir, c'est un argument rare dans le coin
  • Posez des questions sur la carte, une équipe toute neuve aime généralement raconter ses plats
  • Enchaînez avec une séance à l'Institut Lumière, dans le même quartier, pour une soirée 100 % avenue des Frères-Lumière

Les infos pratiques

  • Adresse : 119 avenue des Frères-Lumière, Lyon 8e (Monplaisir)
  • Horaires (relevés fin septembre 2026) : tous les jours, 11h30-14h30 et 18h30-22h
  • Téléphone : 04 28 38 67 80
  • Accès : métro D, entre les stations Sans Souci et Monplaisir-Lumière, à quelques minutes à pied (vérifiez votre itinéraire)

Ănăn a gagné le premier set haut la main. Rendez-vous dans six mois pour voir s'il tient le match.

Article mis à jour en octobre 2026 : prix, horaires et infos pratiques revérifiés.

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