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Becbec, le bistrot végétarien de la place Sainte-Anne qui fait café, cantine et bar

par | 1 octobre 2026 | Manger

Un même comptoir, trois métiers.

Le matin, café et granola maison. À midi, une ardoise végétarienne qui change selon le marché. En fin de semaine, la bière fraîche prend le relais jusqu'à 23 heures.

Sur le papier, ce genre de concept « tout-en-un » me rend méfiant. Celui qui fait tout fait souvent tout moyennement. Becbec, place Sainte-Anne, côté Villette, semble avoir trouvé la parade : faire simple, et le faire bien.

Un ancien café de quartier, gardé dans son jus

Le lieu n'a pas été inventé de zéro. C'est un ancien café de quartier, et l'équipe a eu le bon goût de ne pas tout casser. Lyon CityCrunch parle d'une déco qui a conservé l'âme de l'ancien bistrot, avec un néon rétro en façade.

Quant à la date de naissance, les sources se contredisent un peu. Le site annonçait « les 2 ans du Becbec » le 3 octobre 2026 (concours de pétanque compris), quand la presse locale le présentait encore comme « nouveau » au printemps 2025. Retenez : environ deux ans de vie.

Et l'emplacement compte. La place Sainte-Anne est calme, ombragée, à deux pas de la Part-Dieu mais loin de son agitation. CityCrunch la décrit comme un coin un peu oublié du quartier. Moi, j'appelle ça un avantage.

Becbec, c'est le couteau suisse du 3e. Pas le modèle à 33 fonctions qu'on n'ouvre jamais, celui avec la lame, le tire-bouchon et l'ouvre-boîte. L'essentiel, bien affûté.

Concrètement, ça change quoi ? Que vous pouvez y passer à 8 heures avec votre ordinateur, à midi avec vos collègues et un jeudi soir avec vos potes, sans jamais avoir l'impression de vous tromper d'adresse.

Végétarien, et alors ?

La maison se décrit elle-même comme « végétarienne et décadente ». J'aime beaucoup ce second adjectif. Il prévient d'emblée : ici, on ne vient pas grignoter trois graines germées en culpabilisant.

La cuisine est maison, locale et de saison. Pas de carte figée : c'est l'ardoise du jour qui décide, selon l'humeur de la cuisine et les arrivages.

Ce qui me convainc le plus, c'est un avis Google relayé par lyon.food. Un client y raconte qu'il était sceptique à l'idée d'un restaurant végétarien, et qu'il a trouvé le repas délicieux. C'est exactement le public à convaincre, et visiblement ça marche.

Ce qui passe sur l'ardoise

La carte bouge sans cesse, donc prenez ces exemples comme une indication du style, pas comme une promesse. Voici ce que la presse et les avis ont relevé.

  • des pakoras de légumes, avec raïta au concombre et coriandre, en entrée
  • un risotto courgettes, pesto et tomates rôties
  • une assiette garnie : aubergines rôties, tomates confites, œuf poché, cervelle de canut, pommes de terre et pickles
  • le grilled cheese au kimchi, servi tous les jours dès le petit-déjeuner, avec œuf ou salade
  • le granola maison du matin, cité dans plusieurs avis
  • côté desserts, carrot cake, banana bread, fondant au chocolat, sablé caramel-pécan ou tarte aux pommes

Le grilled cheese au kimchi, c'est le plat qui résume la maison. Du réconfort, du gras, et une pointe d'acidité fermentée pour ne pas s'endormir dessus.

Mon plan de match

Si je devais choisir, je viserais le déjeuner : entrée et plat du jour à l'ardoise, puis le carrot cake, que CityCrunch place au sommet de sa liste.

Et si vous êtes du matin, le combo boisson chaude et pâtisserie maison est la façon la plus économique de prendre la température du lieu.

Côté addition

Les prix sont doux, et c'est un argument à part entière. CityCrunch relevait en 2025 une entrée à 7 euros, des plats à 13 et 14 euros, des desserts à 6 euros. Leur déjeuner complet pour deux : 46 euros, soit 23 euros par tête.

En 2026, lyon.food situe toujours la plupart des plats entre 10 et 15 euros, et la Tribune de Lyon annonçait cet été une fourchette de 10 à 30 euros par personne.

Ces chiffres datent un peu (relevés entre 2025 et l'été 2026). Vérifiez l'ardoise sur place ou sur Instagram avant de compter au centime près.

Les réserves à connaître

Les avis sont très bons : 4,7/5 sur Google pour un peu plus de 160 avis (relevé lyon.food, 2026). Les clients citent le goût, les portions généreuses, le café, les pâtisseries maison et l'ambiance détendue.

Je n'ai pas trouvé de critique récurrente sérieuse. Deux petites choses, quand même.

CityCrunch a noté un raté de cuisine : l'entrée arrivée en même temps que les plats. Un détail, mais sur un service de midi chargé, ce genre de flottement peut arriver.

Et les horaires sont un vrai casse-tête. Le site affiche une fermeture à 14h30 le samedi, d'autres sources disent 15h30, et l'ouverture du soir n'existe que le jeudi et le vendredi. Bref, ne débarquez pas un mardi à 20 heures pour une bière.

Avant d'y aller

  • Visez le jeudi ou le vendredi soir si vous voulez la version bar, avec la terrasse sur la place
  • Venez tôt le midi, l'ardoise est courte et certains plats partent vite (logique pour une cuisine maison)
  • Pensez-y pour un groupe : la maison accueille de 10 à 50 personnes, avec privatisation totale ou partielle et menu sur mesure
  • Suivez leur Instagram (@becbec.lyon), c'est là que la carte et les événements s'affichent

Infos pratiques

  • Adresse : 232 rue Paul-Bert, place Sainte-Anne, Lyon 3e
  • Horaires (site officiel, octobre 2026) : mardi et mercredi de 8h à 17h30, jeudi et vendredi de 8h à 23h, samedi de 9h30 à 14h30. Fermé dimanche et lundi
  • Téléphone : 06 59 46 29 47
  • Accès : à quelques minutes à pied de la gare Part-Dieu, côté Villette. Vérifiez l'arrêt TCL le plus proche sur l'appli avant de partir

Un café de quartier qui sait encore être un café de quartier, avec une cuisine qui donne envie aux carnivores. Dans le 3e, je n'en connais pas tant que ça.

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