« Le vin nature, ça sent l'écurie. »
Cette phrase, on l'a tous entendue à un apéro. Souvent prononcée par quelqu'un qui a goûté une seule bouteille, un soir de 2017, et qui ne s'en est jamais remis.
Je ne vais pas trancher le débat ici (on y serait encore à Noël). Par contre, si vous cherchez un endroit pour vous faire votre propre avis, j'ai une piste sérieuse place Fernand-Rey, sur les pentes de la Croix-Rousse.
Elle s'appelle Micro Sillon. Et elle occupe l'adresse d'un bar que certains d'entre vous cherchent peut-être encore.
Le Vin des Vivants ? Mettez à jour votre carnet
Petit point d'actualité avant de commencer. Le Vin des Vivants, le bar à vin nature du 6 place Fernand-Rey, n'existe plus sous ce nom.
Quelques fiches en ligne l'affichent toujours avec ses horaires (internet a la mémoire longue). Mais d'après Le Petit Bulletin, Micro Sillon s'est installé à sa place à l'été 2021, après un réaménagement signé par l'agence LFA.
Bonne nouvelle : l'esprit n'a pas déménagé. On reste sur une cave à manger, avec une passion affichée pour les vins vivants et une terrasse sur une place ombragée.
Un duo qui a déjà fait ses preuves
Derrière le projet, deux noms que les amateurs lyonnais connaissent bien. Joanna Figuet, ancienne sommelière du Café Sillon, tient le vin et la salle. Mathieu Rostaing-Tayard signe la carte.
Le Café Sillon, c'était avenue Jean-Jaurès, dans le 7e. Une table qui a marqué son époque avant de fermer en 2018. Le chef est ensuite parti ouvrir Sillon à Biarritz, et le Fooding lui a décerné un Fooding d'honneur en 2021.
Joanna Figuet, elle, est passée par Au Port de By et a travaillé aux côtés du vigneron Julien Guillot, dans le Mâconnais. Autant dire qu'elle sait de quoi elle parle quand il s'agit de remplir un verre.
En 2026, le Gault&Millau sélectionne toujours l'adresse, sans toque. Normal : ici, on juge sur la bouteille et l'assiette à partager, pas sur le nappage.
Micro Sillon, c'est un peu la face B d'un album culte. Moins exposée que le tube, mais c'est là que les connaisseurs vont chercher les meilleurs morceaux.
Concrètement, ça change quoi pour vous ? Une adresse de quartier sans chichis, tenue par des gens qui ont un vrai bagage gastronomique.
Côté verre : du vivant, et des conseils
Les sources décrivent une sélection de vins de toutes les régions, avec des références au verre, quelques bières, une limonade bio et un kombucha des Alpes pour ceux qui lèvent le pied.
À l'ouverture, Le Petit Bulletin citait des domaines comme les Vignes du Maynes, Souhaut en Côtes-du-Rhône, COS en Sicile ou un Beaujolais de Ducroux. Le genre de liste qui fait briller les yeux des amateurs de nature.
Et ce qui revient le plus dans les avis récents ? Les conseils. Plusieurs clients saluent l'aide apportée pour choisir, surtout quand on débarque sans repères.
Mon conseil : ne venez pas avec une idée fixe. Dites ce que vous aimez (léger, tendu, fruité, un peu sauvage) et laissez la maison choisir.
Côté assiette : petit format, beau produit
Ici, on partage. La carte change souvent, et les sources ne sont pas toutes d'accord sur son contenu (signe qu'elle bouge, ce qui est plutôt bon signe).
Voici ce que j'ai relevé en 2026, entre la carte en ligne et le Gault&Millau.
- des huîtres et petites assiettes, mises en avant le week-end
- une terrine de campagne et des gendarmes, pour l'apéro
- un crudo de poisson et un tartare de veau
- des moules à la braise et un poulpe, d'après la carte en ligne
- un faux-filet maturé, pour les plus affamés
Mon ordre de bataille
Une bouteille conseillée par la maison, une terrine, un crudo, et la terrasse si la météo suit. On fait durer, on recommande une assiette si la faim revient.
Et si vous êtes du genre à vouloir un dîner complet, prévoyez large. Je vous explique pourquoi juste en dessous.
Ce qui coince, d'après les avis
Le reproche le plus fréquent concerne les portions. Plusieurs avis de l'été 2026 trouvent les assiettes à partager petites pour leur prix. Un client évoque trois ou quatre crevettes pour 18 euros.
Un autre, en 2025, regrettait une carte des vins courte et l'absence de rosé. La maison lui a répondu en rappelant son parti pris nature.
Enfin, un avis signale un service lent pour une simple planche. Isolé, mais à garder en tête un soir d'affluence.
Sur TripAdvisor, la note reste modeste (3,7/5, sur neuf avis seulement). Sur Google, elle tournerait autour de 4,6/5 d'après Privateaser. L'écart dit quelque chose : ceux qui viennent pour le vin repartent contents, ceux qui viennent pour dîner un peu moins.
Le budget, sans maquillage
Relevés entre l'été et l'automne 2026, à vérifier sur place.
- verre de vin : à partir de 5 euros environ, selon Privateaser
- bouteilles : à partir d'une trentaine d'euros, et jusqu'à 120 euros pour les plus rares, d'après les avis
- assiettes : de 7 euros (terrine) à 27 euros (faux-filet)
- soirée complète : un client parle de 50 à 60 euros par personne, vin compris
Les prix bougent avec la carte. Si votre budget est serré, appelez avant.
Pour y aller
- Adresse : 6 place Fernand-Rey, Lyon 1er
- Ouvert le lundi, le jeudi et le vendredi à partir de 17h, le samedi et le dimanche dès midi. Fermé le mardi et le mercredi. Le Gault&Millau annonce des horaires plus courts, les sources divergent, appelez avant
- Réservation au 09 84 23 52 47, ou en ligne sur le site
- Accès : métro A, arrêt Hôtel de Ville – Louis Pradel
Et votre copain qui jure que le vin nature sent l'écurie ? Emmenez-le. Le pire qui puisse arriver, c'est qu'il change d'avis.
Article mis à jour en octobre 2026 : prix, horaires et infos pratiques revérifiés.

